La 11e étape de la Vuelta, disputée ce mercredi, a connu une conclusion pour le moins inhabituelle : la ligne d’arrivée a été avancée de trois kilomètres en raison de la présence massive de manifestants pro-palestiniens dans le centre de Bilbao. Aucun coureur n’a été déclaré vainqueur, mais Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) a tout de même grappillé 12 secondes sur Joao Almeida (UAE-XRG), après avoir résisté avec difficulté à une attaque de Tom Pidcock (Q36.5).
Une étape tronquée et sans lauréat
La course n’a pu se terminer normalement. Les temps ont été figés à trois kilomètres de l’arrivée, alors que Vingegaard et Pidcock prenaient dix secondes d’avance sur leurs principaux poursuivants. Cette décision, motivée par des incidents survenus lors du premier passage sur la ligne où de nombreux drapeaux palestiniens étaient visibles, a été prise par les organisateurs à moins de 20 km de l’arrivée. L’ultime difficulté de l’étape, l’Alto de Pike, a cependant vu Pidcock tenter une attaque.
Craignant pour la sécurité des coureurs, les organisateurs ont annoncé sur Radio Vuelta :
« Suite à des incidents sur la ligne d’arrivée, nous avons décidé de prendre les temps à 3 km de la ligne. Il n’y aura pas de vainqueur d’étape. Les points pour le classement de la montagne et le sprint intermédiaire seront attribués, mais pas ceux de l’arrivée. »
Pidcock attaque, Vingegaard résiste, Almeida distancé
Dans les derniers kilomètres, le peloton des favoris, réduit à une trentaine de coureurs et mené par Visma | Lease a Bike, a connu de la confusion. À l’Alto de Pike, de 2e catégorie, Pidcock a réussi à décrocher Vingegaard à plusieurs reprises dans les pourcentages les plus raides, récoltant 6 secondes de bonifications, contre 4 pour le Danois et 2 pour Almeida.
Vingegaard a finalement recollé dans la descente et a collaboré avec Pidcock pour creuser l’écart sur Almeida, qui a concédé 12 secondes au total. L’arrivée, avancée et située en pleine descente à seulement 3 km du terme initial de 157,4 km, a vu les coureurs être déviés vers le parking des équipes.
La question se pose désormais pour la suite de la Vuelta : comment poursuivre la course dans de bonnes conditions, alors que les manifestations pro-palestiniennes s’intensifient et que l’équipe Israel-Premier Tech reste engagée dans la compétition ?




