ATP Finals 2025 : Jannik Sinner peut-il marcher sur les traces de Federer et Djokovic ?

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En matière de régularité au plus haut niveau, Jannik Sinner fait aujourd’hui figure de référence. L’Italien a même franchi un cap cette année en devenant seulement le troisième joueur de l’ère Open à atteindre toutes les finales de Grand Chelem sur une même saison. S’il venait à dominer Alex de Minaur samedi, il ajouterait à cette série exceptionnelle une qualification pour la finale du Masters. Une performance qui rappelle celles réalisées par Roger Federer et Novak Djokovic.

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À première vue, évoquer une « formalité » avant une demi-finale du Masters paraît audacieux. Pourtant, face à Alex de Minaur, Sinner avance avec une confiance statistique rare : douze confrontations, douze victoires, vingt-sept sets remportés pour seulement deux concédés. L’Italien, évidemment, ne se laissera pas aller à la moindre forme de suffisance. D’autant qu’à Vienne, le mois dernier, l’Australien avait livré une résistance farouche avant de s’incliner en trois manches (6-3, 4-6, 6-2).

Il n’empêche : la perspective de voir le numéro 2 mondial disputer la finale à Turin, devant son public, est plus que crédible. Et ce serait un petit événement dans l’histoire du tennis. Déjà finaliste des quatre Majeurs cette saison — victorieux en Australie et à Wimbledon, finaliste à Roland-Garros et à l’US Open — Sinner pourrait compléter un tableau 2025 absolument historique en se qualifiant pour l’ultime match des ATP Finals.

Dans le sillage de Federer et Djokovic

Avec sa finale à New York, Sinner avait déjà rejoint un cercle très fermé. Avant lui, seuls Rod Laver, Roger Federer et Novak Djokovic avaient disputé les quatre finales du Grand Chelem au cours d’une même année. Depuis 2025, ils sont donc quatre. Mais si l’on inclut le Masters, la liste se réduit drastiquement : seuls Federer et Djokovic ont réussi à atteindre également la finale de cette compétition lors des saisons où ils avaient joué les quatre finales majeures. Laver, lui, n’avait pas pu y prétendre puisque l’épreuve n’a vu le jour qu’en 1970.

Les deux géants du tennis moderne affichent d’ailleurs une remarquable symétrie : trois saisons complètes avec quatre finales de Grand Chelem — 2006, 2007 et 2009 pour Federer ; 2015, 2021 et 2023 pour Djokovic — et, dans deux de ces trois saisons, une présence aussi en finale du Masters. Sinner pourrait donc entrer dans un club extrêmement sélect… en cas de succès samedi.

Une régularité à couper le souffle

La finale, Sinner la visera, mais ne s’en contentera pas : seule la victoire compte à ce niveau-là. S’il venait à s’incliner, comme ce fut le cas à quatre reprises cette année (notamment contre Carlos Alcaraz à Rome et Cincinnati), la déception serait réelle. Mais sa constance depuis deux ans reste tout simplement phénoménale. Depuis le début de son irrésistible ascension, amorcée à Vienne à l’automne 2023, il affiche un taux de réussite de 91,6 % : 142 victoires en 155 matches. Dit autrement : même dans ses jours moyens, Sinner finit en finale.

La statistique pourrait d’ailleurs lui porter chance : les deux fois où Federer et Djokovic ont disputé la finale des cinq plus grands tournois de la saison — les quatre Grands Chelems plus le Masters — ils ont terminé l’année en triomphant. Le dernier à avoir réussi cela n’est autre que Djokovic, en 2023, en battant… Jannik Sinner en finale du Masters.

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