Champions Cup (2ᵉ journée) : Un week-end encore marqué par les interrogations

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Soulevé par Thomas Ramos, le débat sur la motivation variable des vingt-quatre équipes participantes à la Champions Cup avait déjà été alimenté par la première journée. Une semaine plus tard, les franchises sud-africaines pourraient enfin montrer l’étendue de leur potentiel. Mais ce questionnement ne se limite pas à elles. Qui changera réellement de visage ce week-end ?

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Thomas Ramos (Toulouse) – Champions Cup 2025-2026
Crédit : Imago

« Il y a combien d’équipes déjà ? Vingt-quatre, c’est ça ? Si tu comptes celles qui jouent vraiment cette compétition, tu as largement assez de doigts avec tes deux mains », avait lancé Thomas Ramos la semaine dernière, illustrant son constat amer sur la Champions Cup. Depuis, le Toulousain a logiquement dominé des Sharks de Durban remaniés avec son équipe (56-19).

Yannick Bru, avant la victoire de l’UBB à Pretoria (46-33), s’était lui aussi interrogé sur la motivation de certaines équipes sud-africaines : « Certaines formations vont se déplacer en France avec leur équipe B. Je trouve ça inadmissible, irrespectueux, et ça ne leur fait pas honneur. Je suis content de jouer la grande équipe des Bulls », déclarait-il à Actu Rugby.


Les Stormers : exemple ou contre-exemple ?

Il est encore trop tôt pour juger l’engagement des franchises sud-africaines, aucune d’elles n’ayant franchi la phase de poules la saison dernière. La large victoire de l’Afrique du Sud sur le pays de Galles (0-73) le 29 novembre, juste après la tournée d’automne, explique en partie le repos accordé à de nombreux Springboks.

Pour cette 2ᵉ journée, les Stormers aligneront leur charnière internationale Cobus Reinach – Sacha Feinberg-Mngomezulu face à La Rochelle, qui ménagera plusieurs cadres (Grégory Alldritt, Oscar Jegou et Davit Niniashvili), tout en composant avec une infirmerie chargée (15 joueurs). Invaincus cette saison (7 victoires en 7 matches), les Sud-Africains avaient déjà remporté leur match d’ouverture à Bayonne, preuve de leur profondeur d’effectif, mais aussi rappelant que le roulement touche également les équipes françaises. Le doute de Thomas Ramos ne concerne donc pas que les franchises étrangères.


Beaucoup de points, mais peu de suspense

Clermont, qui comptait neuf joueurs « en reprise » absents pour son déplacement chez les Saracens, a subi une lourde défaite (47-10). Les Auvergnats pourraient montrer un visage plus compétitif samedi face aux Sale Sharks. De leur côté, Harlequins et Leicester, battus respectivement par le Leinster (28-45) et La Rochelle (20-39), conservent un potentiel de progression.

Avec le système de bonus offensif – quatre essais marqués suffisent à obtenir le bonus, quel que soit le score adverse – les rencontres voient souvent de nombreux essais, sans garantir pour autant des matchs serrés. La tension est aussi limitée par le fait que seize des vingt-quatre équipes se qualifieront pour le tour suivant, à l’issue des 3ᵉ et 4ᵉ journées en janvier.

Ce week-end encore, on se demandera donc qui joue vraiment pour la Champions Cup, avant de pouvoir s’interroger sur qui pourrait la remporter et succéder à l’UBB.


Le calendrier de la 2ᵉ journée

Vendredi

  • Leicester – Leinster (21h)

Samedi

  • Stormers – La Rochelle (14h)

  • Durban Sharks – Saracens (16h15)

  • Clermont – Sale Sharks (16h15)

  • UBB – Scarlets (18h30)

  • Munster – Gloucester (18h30)

  • Glasgow – Toulouse (21h)

Dimanche

  • Harlequins – Bayonne (14h)

  • Castres – Edimbourg (14h)

  • Toulon – Bath (16h15)

  • Northampton – Bulls (16h15)

  • Bristol – Pau (18h30)

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