À l’heure d’aborder le dernier Grand Prix de la saison 2025 à Abu Dhabi, Esteban Ocon dresse le bilan de sa première année sous les couleurs de Haas. Seizième du championnat avec 32 points, le Français devance tout de même de dix unités Pierre Gasly, son compatriote et ancien coéquipier chez Alpine. Et avant même le début des essais libres, Ocon n’a pas hésité à glisser quelques piques à son ancienne équipe.
« Globalement, le bilan est bon »
Comment jugez-vous votre première saison avec Haas ?
Esteban Ocon : Globalement, l’année est positive. C’est une écurie très directe, entièrement tournée vers la performance. Nous avons encore du travail, notamment pour améliorer la constance de la voiture : certaines évolutions ont provoqué des comportements très différents, ce qui nous a pénalisés en fin de saison. L’objectif pour 2026 sera donc de stabiliser tout ça. Mais il y a aussi du bon : après avoir terminé derniers en Australie lors du premier Grand Prix, nous avons su rebondir et enchaîner plusieurs arrivées dans les points.
Une adaptation rapide mais exigeante
Après cinq saisons chez Renault/Alpine, comment s’est passée votre intégration chez Haas ?
E.O. : Le plus gros de l’adaptation s’est joué en début d’année. Ce n’a pas été simple, car mes habitudes et mes routines étaient très différentes de celles que j’avais depuis cinq ans. Il a fallu réapprendre beaucoup de choses, travailler avec de nouveaux interlocuteurs… Cela demande du temps, mais honnêtement, tout s’est fait de manière très fluide. Je suis satisfait de la manière dont les choses se sont mises en place.
« Chez Haas, on a des réponses claires »
Un an après votre éviction d’Alpine à la veille du dernier GP 2024, dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?
E.O. : C’est une ambiance totalement différente. Ici, tout le monde est tourné vers la performance, les choses sont dites clairement et les réponses arrivent rapidement. C’est agréable. Je suis content de travailler dans ce cadre.
Ce n’était pas le cas chez Alpine ?
E.O. : Il arrivait parfois qu’on n’ait pas vraiment de réponses. Mais je ne veux pas me focaliser sur le passé. Alpine reste une équipe qui m’a beaucoup apporté : ma première victoire, mes premiers podiums… Cependant, vu comment les choses se sont terminées, je suis heureux là où je suis aujourd’hui.
« On préfère être devant qu’être derrière »
Quel regard portez-vous sur les difficultés d’Alpine, lanterne rouge du championnat constructeurs ?
E.O. : Personne ne souhaite que les autres équipes souffrent, mais on préfère être devant qu’être derrière. C’est la course. Et je suis sûr que, de leur côté, ils ne seraient pas particulièrement attristés de me voir en difficulté (rires).
L’envie de viser plus haut
Depuis vos débuts en 2016, vous n’avez jamais piloté de voiture capable de se battre régulièrement aux avant-postes. Pas de frustration ?
E.O. : C’est sûr que courir toute sa carrière pour des Top 10, ce n’est pas évident. Je me suis battu pour des 6e et 7e places, parfois face à des gars comme Lando Norris, aujourd’hui en lice pour le titre. Cela montre à quel point la voiture compte. Mais je reste motivé : si je travaille bien, une opportunité finira par se présenter.
Cap sur la grande révolution de 2026
L’an prochain, la F1 change profondément avec la nouvelle réglementation. Comment abordez-vous cette transition ?
E.O. : Difficile de se prononcer sans connaître l’avancée des autres. J’espère simplement que ce nouveau règlement ne creusera pas trop l’écart entre les équipes, comme cela arrive parfois. Et si c’est le cas, j’espère qu’on sera du bon côté de la hiérarchie.




