Jannik Sinner : « Je suis un meilleur joueur qu’il y a un an, et c’est ça le plus important »

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Vainqueur du Masters de Turin dimanche face à Carlos Alcaraz, Jannik Sinner a démontré qu’il avait encore franchi un cap en 2025 par rapport à 2024. Même s’il ne terminera pas l’année en tête du classement ATP, l’Italien refuse de se comparer et préfère se concentrer sur sa progression personnelle. Pour lui, c’est ce qui prime avant tout.

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Une constance impressionnante dans les grands rendez-vous

Deux titres du Grand Chelem et le Masters en 2024. Deux titres du Grand Chelem et le Masters en 2025. Malgré un nombre de tournois remportés légèrement inférieur cette année, Sinner a affiché une régularité exceptionnelle, marquant chaque Grand Chelem et les Masters par sa présence et ses performances. Une série de succès qui rappelle les exploits de Roger Federer et Novak Djokovic, seuls joueurs à avoir signé une telle « manita » sur une année dans l’ère Open.

Même s’il compte moins de titres et ne retrouve pas la première place mondiale, Sinner refuse la comparaison. « Honnêtement, je n’ai pas envie de comparer, explique-t-il. C’est une saison extraordinaire pour moi, tout comme la précédente. Finir sur une telle série en fin d’année est incroyable. » Depuis l’US Open, il a remporté 21 matchs sur 22, sa seule défaite étant due à un abandon à Shanghai en raison de crampes.

Une progression visible et constante

Sinner se mesure surtout à lui-même. « Je pense que je suis un meilleur joueur qu’il y a un an, c’est ça le plus important », a-t-il confié dimanche soir à l’Inalpi Arena. « Si on continue à travailler et à s’améliorer, les résultats suivent. Cette année l’a confirmé. »

Toujours en quête de renouveau, le champion italien ne se repose jamais sur ses acquis. Sa rivalité avec Carlos Alcaraz le pousse constamment à se dépasser. Après sa défaite en finale de l’US Open, Sinner a identifié un point précis à améliorer : son service. Depuis New York, ce dernier est devenu plus efficace et imprévisible, contribuant largement à son succès à Turin.

Un travail minutieux avec son équipe

Aux côtés de son entraîneur Simone Vagnozzi, plus focalisé sur le jeu que Darren Cahill, Sinner a retravaillé son service, en ajustant mouvements et rythme. « Son service a été excellent de Shanghai à Turin », souligne Vagnozzi. La progression de Sinner ne s’arrête pas là : sa première balle, son service et le retour constituent ses priorités, des secteurs où il se distingue presque autant qu’Alcaraz.

À 24 ans, sa marge de progression reste impressionnante. Même après une saison déjà exceptionnelle, il continue d’apprendre des meilleurs. « On essaie d’apprendre des meilleurs : Rafa, Novak et Roger », explique Cahill. « Nous travaillons constamment pour intégrer de nouvelles armes dans son jeu et mettre davantage de pression sur ses adversaires. » Vagnozzi ajoute : « Même après cette victoire, il y a toujours des domaines où il peut progresser. Ne jamais se satisfaire, même au sommet, c’est ce qui fait la différence. »

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