Co-leader avant cette 10ᵉ journée, le RC Toulon a subi une lourde défaite à Jean-Bouin dimanche soir face au Stade Français (51-24). Les Parisiens ont su aller chercher le bonus offensif dans les derniers instants, ce qui leur permet de passer devant Toulon et de grimper à la troisième place du classement, derrière Toulouse et Pau.
Jean-Bouin a retrouvé ses couleurs et son aura : quasiment au complet, le Stade Français a parfaitement préservé son invincibilité à domicile contre une équipe toulonnaise privée de plusieurs internationaux. La victoire, logique, s’est dessinée avec la manière (51-24) et, surtout, avec le bonus offensif décroché à la toute dernière action de la rencontre, propulsant les Parisiens sur la troisième marche du podium, un point devant leur victime du jour.
Le Stade Français a mis à profit ses forces pour s’imposer et enregistrer sa cinquième victoire à domicile en autant de rencontres (23 points sur 25 possibles). Le bonus offensif est venu après la sirène grâce à un essai de Léo Barré. Les avants parisiens ont fait la différence, avec deux pénalités obtenues sur mêlée et quatre essais inscrits sur ballon porté : deux par le pilier droit Giorgi Melikidze (22ᵉ et 43ᵉ), dont l’absence en début de saison 2024-25 avait pesé, un par le talonneur Giacomo Nicotera (65ᵉ) et un dernier sur pénalité (79ᵉ).
Les arrières ont également été décisifs, à l’image du centre Noah Nene, auteur de son sixième essai, et de l’ouvreur Louis Carbonel, performant face à son ancien club avec 19 points au compteur (7/8 au pied). Cette prestation permet aux Soldats roses de tourner la page d’une saison précédente entachée de difficultés, notamment après une défaite à domicile contre Toulon lors de la troisième journée (10-14), marquée par un échec au pied de Carbonel.
Les Toulonnais avaient pourtant cru en leurs chances durant les 20 premières minutes, prenant l’avantage grâce à un essai de Matéo Gracieux lors de son premier match professionnel (3-7, 7ᵉ). Mais l’infirmerie s’est encore remplie avec la commotion de l’arrière Melvyn Jaminet, suite à un choc tête contre tête avec Jeremy Ward, lui aussi victime d’une commotion.
En supériorité numérique après le carton jaune reçu par Ward (18ᵉ), Toulon n’a pas su concrétiser sa domination. La physionomie du match s’est rapidement inversée grâce à la solidité des Parisiens dans les fondamentaux et à l’indiscipline toulonnaise (17 pénalités concédées). L’écart était déjà conséquent à la mi-temps (23-10) et n’a cessé de se creuser après la reprise, les Parisiens gérant la fin de rencontre et décrochant le bonus offensif de manière spectaculaire avec deux essais inscrits en deux minutes.




