Auteur de ses deux premiers essais sous le maillot toulousain samedi à Montauban, depuis son arrivée l’été dernier, Teddy Thomas (28 sélections) estime, à 32 ans, avoir désormais « toutes les cartes en main » pour s’imposer dans un club où « ça passe ou ça casse ». Et, même s’il n’a plus porté le maillot bleu depuis 2021, l’équipe de France n’a pas quitté un coin de sa tête.
« Avec le staff, tout a été très clair dès le départ »
À son arrivée, l’ailier a rapidement trouvé un terrain d’entente avec le staff toulousain.
« On a beaucoup échangé, notamment sur la manière dont ils souhaitaient me gérer. J’ai adoré leur ouverture d’esprit et la façon de communiquer. Découvrir une nouvelle méthode d’entraînement m’a fait énormément de bien. Je ne dirais pas que je revis une seconde jeunesse, mais c’est un vrai vent de fraîcheur », explique-t-il auprès de l’AFP.
Un rythme d’entraînement plus intense que jamais
Ce qui l’a le plus frappé depuis son intégration ? L’intensité.
« Le rythme est beaucoup plus élevé que ce que j’ai connu ailleurs, même en équipe de France. Et le niveau des joueurs est bluffant, qu’ils aient 18 ans ou plus de 30 ans. Les coaches doivent se creuser la tête pour composer un XV ou un groupe de 23. Ici, tu ne peux jamais te reposer sur tes acquis : en une action, quelqu’un peut te prendre ta place. »
Une intégration naturelle
Connaissant déjà une grande partie de l’effectif, l’ancien joueur du Racing n’a pas tardé à se sentir chez lui :
« J’étais en contact avec Toulouse depuis longtemps. Quand tout s’est concrétisé, je me suis immédiatement senti à l’aise. Intégrer ce club faisait partie de mes objectifs de carrière. Humainement, ça a été très simple. »
« Je suis arrivé à maturité pour faire face à l’exigence toulousaine »
Pour Thomas, rejoindre le Stade toulousain au bon moment de sa carrière était essentiel :
« Je suis arrivé à une vraie maturité rugbystique. Ici, l’exigence est exceptionnelle : soit ça passe, soit ça casse. Plus jeune, je ne m’imposais pas ce niveau de rigueur au quotidien. Aujourd’hui, je me sens prêt et je sais que j’ai tout en main pour réussir. »
Une adaptation basée sur l’activité permanente
Sur le terrain, l’ancien Rochelais a dû modifier sa manière d’évoluer :
« Ici, on doit bouger tout le temps. Chez les trois-quarts, on court en bloc, tout le monde ensemble. C’est une dépense d’énergie permanente et intelligente. Malgré mes 32 ans, j’ai battu certains de mes records de vitesse : j’ai atteint les 37 km/h sans trop de difficulté. »
Le XV de France ? « Si je suis au niveau, bien sûr que je suis partant »
S’il n’a plus été appelé depuis 2021, l’ailier n’a pas tourné la page tricolore :
« Si mon niveau me le permet, je serai toujours motivé pour porter le maillot bleu. Mais la sélection passera uniquement par mes performances en club. La chance ici, c’est qu’on évolue presque uniquement avec des internationaux, donc l’exigence est déjà celle du haut niveau. Retrouver ces joueurs que j’ai connus en équipe de France me redonne une vraie motivation. Si mon meilleur niveau me permet d’y revenir, pourquoi pas ! »




