Très autonome, parfois têtu : Benoît Saint-Denis se réinvente avant Dariush

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Benoît Saint-Denis s’apprête à affronter Beneil Dariush au Madison Square Garden, dans la nuit de samedi à dimanche, pour son premier grand test depuis le début de sa deuxième carrière. Celle-ci a démarré avec un nouveau coach, Nicolas Ott, avec qui une relation de confiance s’est progressivement installée, malgré remises en question et changement de méthodes, voire de vie.

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En un peu plus d’un an, Saint-Denis est passé de deux défaites consécutives, dont une face à Renato Moicano à Paris en septembre 2024, à deux victoires d’affilée, dont la plus récente contre Mauricio Ruffy à l’UFC Paris. Ce tournant est survenu après un passage sous la direction de Nicolas Ott, spécialiste du MMA français, qui a pris les rênes de son entraînement après un long temps d’adaptation.

« Je me suis beaucoup remis en question après mes défaillances tactiques et mentales », confie Saint-Denis. Habitué à gérer seul ses camps d’entraînement à Bayonne, il a dû apprendre à déléguer et à faire confiance. Ce processus a été facilité par les résultats : la victoire contre Prepolec en mai 2025 a marqué le début d’une vraie collaboration avec Ott, matérialisée lors du combat contre Ruffy, où la stratégie du coach a été suivie à la lettre.

L’entraîneur souligne la patience et l’investissement du Français, qui jongle désormais entre Paris et Bayonne. « Benoît a pris sur lui, il a fait confiance et ça lui a permis de progresser », résume Ott. Mais le combattant reste très autonome, voire têtu, comme le rappelle Romain Debienne, ancien partenaire d’entraînement : « Il fonce beaucoup, croit en son style et en sa force. »

Cette indépendance a été à la fois sa force et sa faiblesse : elle l’a propulsé dans le top 10 des poids légers de l’UFC, mais lui a aussi coûté cher lorsqu’il refusait d’accepter l’aide d’un coach. Nicolas Ott nuance : « Être têtu n’est pas être obtus. Benoît a compris qu’il pouvait progresser en intégrant certains axes de travail, et il les applique. »

Aujourd’hui, le duo Saint-Denis–Ott fonctionne parfaitement. Le Français apporte une lecture instinctive de l’adversaire, tandis qu’Ott complète avec une analyse tactico-technique. Le test ultime arrive à New York face à Dariush, un adversaire expérimenté et solide au sol. Une pesée légèrement manquée de l’Américain (71,3 kg) a conduit à un accord : 20 % de sa bourse reviendront à Saint-Denis, ajoutant un enjeu financier à ce duel déjà capital sur le plan sportif.

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